Développement durable





Énergie et empreinte carbone


Le KWh le plus propre est celui qui n’a jamais besoin d'être produit.


Tout au long du cycle de vie d’un appareil, c'est lors de son utilisation – et non lors de sa production - qu’il dégagera le plus de dioxyde de carbone. Un appareil d'éclairage en place pendant 20 ans est allumé en moyenne pendant 50 000 heures. Si le rendement de l'appareil est de 70%, il consommera 2 469 KWh au cours de cette période. En se basant sur la production d’énergie européenne, on peut dire que cela correspond à 1 272 kg de dioxyde de carbone.

Un appareil d'éclairage au rendement élevé (90%) consomme moins (1 976 KWh) et les émet 1 017 kg de dioxyde de carbone. Il est possible de réduire encore cette consommation en utilisant des systèmes de gestion de l’éclairage : variation de l’intensité lumineuse en fonction de l’apport de lumière naturelle, détection de présence…


Le dioxyde de carbone n’est pas le seul responsable de l’effet de serre

la famille des gaz à effet de serre inclue le dioxyde de carbone mais aussi le méthane, le protoxyde d'azote et les composés de fluor. Ils présentent tous un temps de conservation dans l'atmosphère différents et n’ont pas le même degré d’impact sur l’effet de serre.

Le dioxyde de carbone (CO2), est considéré comme la plus grande menace, non pas parce qu'il est particulièrement puissant, mais parce qu'il est présent en très grande quantité. Du dioxyde de carbone est formé lors de toute combustion, et particulièrement dans le cas de combustion d’énergies fossiles telles que le pétrole, le charbon et le gaz.

Vapeur d'eau (H2O)

- La vapeur d’eau est produite naturellement par évaporation.
- Elle est responsable d’environ 2/3 de l'effet de serre naturel.
- La quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère augmente au même rythme que la température à la surface de la Terre.

Dioxyde de carbone (CO2)

- Le dioxyde de carbone est le gaz à effet de serre le plus problématique en raison de sa présence en grande quantité dans l’atmosphère.
- Il représente 70 % des émissions de gaz à effet de serre (80 % dans les pays industriels)
- Il est produit par la décomposition de certaines matières, par les plantes, les hommes et les animaux, ainsi que la combustion de composés à base de carbone (bois, charbon, hydrocarbures).

Protoxyde d'azote (N2O)

- Responsable de 4 à 6 % de l'effet de serre (6 % dans les pays industriels).
- L’activité humaine contribue à sa production par le biais de l’utilisation d’engrais, la combustion de d’énergies fossiles et de la production chimique industrielle.
- Il est en partie naturellement dégradé dans l’atmosphère, par photosynthèse ou absorbé par les océans.
- il est 310 fois plus puissant que le CO2 en ce qui concerne l'absorption de la chaleur.

Méthane (CH4)

- Le méthane contribue à hauteur de 20 % à l'effet de serre.
- Il est produit par la décomposition de certaines matières en l’absence d’oxygène.
- Les sources principales de méthane sont les rizières, les processus de digestion des animaux, l’extraction des combustibles fossiles (charbon, pétrole) et la décomposition des ordures et des matières végétales.
- Il retient plus efficacement la chaleur que le dioxyde de carbone (21 fois), mais est moins présent dans l’atmosphère.

Composés de fluor

- Ils représentent 1,5 % des gaz à effet de serre produits par les pays industrialisés.
- Les chlorofluorocarbones (CFC) ne sont pas produits naturellement et sont issus de l'industrie électronique, des installations frigorifiques et de la fabrication d'aluminium.
- Ils peuvent rester des milliers d'années dans l'atmosphère et épuisent également la couche d'ozone.
- Le protocole de Montréal interdit son utilisation depuis 1987.
- Ils possèdent une capacité de rétention de la chaleur parmi les plus élevées (jusqu'à 22 000 fois plus « efficaces » que le CO2).